Un entretien avec Mauro Caiazza

Mauro, tu es un danseur international aux nombreuses facettes. Très jeune, tu as pratiqué le folklore argentin, puis le jazz, la salsa, le théâtre et l’acrobatie aérienne. Tu te produis à la télévision, au cinéma… Tu as a reçu le Prix de la Meilleure Chorégraphie aux Tango Awards à Buenos-Aires en 2018 et du Meilleur Danseur International aux Lucas Awards à Londres en 2019. Tu diriges la compagnie de danse TANGO FREESTYLE.

Qui es-tu Mauro ?

Je me considère comme un artiste en recherche permanente.

Tu as commencé le Tango très jeune. Comment l’as-tu découvert ?

J’ai en effet découvert le tango jeune. A l’âge de 11 ans, je dansais le folklore argentin. A 12, j’ai été invité aux États-Unis. Il m’était demandé de savoir danser le Tango. Alors, je m’y suis mis. C’est comme cela que tout a commencé, que je me suis engagé sur ce chemin. Avec les années, ma passion pour le Tango est devenue de plus en plus intense.

Quelles évolutions as-tu observées dans la pratique du Tango pendant ce temps ?

J’avais environ 16 ans lorsque la fièvre du Tango s’est emparée de moi. Je me souviens qu’à cette époque, j’aimais surtout écouter Piazzolla et le Tango électronique. Pour moi, c’est là que ça se passait, C’est ce que je recherchais.

Bien sûr, je regardais aussi des vidéos d’autres danseurs, des classiques. Je les appréciais vraiment. Mais quand je voyais Chicho, j’étais sensible à la différence.

Avec le temps, j’ai approfondi ma compréhension du Tango. Oui, la technique évoluait. Mais au fil des années, j’ai eu de plus en plus le sentiment que les danseurs devenaient des clones. Aujourd’hui, je constate une épidémie de clones dans le Tango.

Tu nous fais le plaisir d’animer un stage à Versailles, avec ta partenaire Sabrina Amuchástegui du 1er au 3 novembre, suivi d’une démonstration lors de la milonga du 4. Quel message voudrais-tu transmettre aux élèves ?

Si je dois passer un message aux élèves, c’est qu’ils se cherchent, qu’ils étudient le tango de tous les maestros qui les inspirent, qu’ils apprennent beaucoup et qu’ils apprennent à danser un Tango personnel, selon leur propre sensibilité.

 

Propos recueillis et traduits par Daina Matikonyté

JE M’INSCRIS AU STAGE

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